Comment engager une communauté d’apprenants ?

Comment engager une communauté d’apprenants ?

Pour une entreprise offrant des formations ou un établissement d’enseignement, engager sa communauté d’apprenants est essentiel : la formation a beau avoir lieu dans un espace et un temps définis, elle se prépare et se poursuit désormais en ligne.

Les meilleurs formateurs engagent ainsi leur communauté avant et après les formations, par l’intermédiaire de forums, de pages sur les réseaux sociaux et de groupes de discussion.

Pourquoi le nombre de posts sur une communauté d’apprenants est-il faible ? Comment maintenir continuellement l’intérêt de ces derniers ?

Un article intitulé « Du collectif d’apprenants à la communauté d’apprentissage »  et publié en novembre 2011 donne les résultats d’une étude portant sur ces thématiques. C’est le blog Formation Professionnelle qui a récemment déterré cet article : l’occasion est donc parfaite pour y jeter un oeil !

Les règles sont-elles nécessaires ?

Selon les résultats de l’étude que nous avons précitée, il est bien possible de comprendre les dysfonctionnements d’une communauté d’apprenants.

Tout d’abord, l’étude mentionne que l’entraide entre les étudiants existe bel et bien, mais elle ne se fait pas selon le dispositif prévu. Au lieu d’utiliser le forum, ces derniers optent plutôt pour les rencontres physiques, les entraides via leurs propres réseaux sociaux ou par mail.

Cette situation résulterait-elle des règles posées l’équipe enseignante ?

Selon Mélanie Bos Ciussi, Chercheur UMR ADEF et auteure de l’étude susmentionnée, il faut mettre en place des règles pour promouvoir l’interaction, lorsqu’elle fait référence au concept « poser au moins 2 questions sur la plateforme et répondre à au moins 2 questions posées par les autres membres ». Mais le fait d’en imposer trop pourrait stériliser le système comme pour l’exemple « la nécessité de publier x posts pour poursuivre le cours ».

Ce qu’on attend d’une communauté d’apprenants

Une communauté d’apprenants devrait permettre à ses membres d’apprendre et de faciliter l’apprentissage. Pour ce faire, ces derniers peuvent utiliser différents moyens (lire des posts, regarder des vidéos, poser des questions, passer des tests, etc.).

Les apprentissages ne sont pas seulement l’affaire des administrateurs. Bien entendu, ils doivent en effet impulser le partage de contenus et l’ouverture de discussions pour que les participants puissent mieux apprendre. Mais ce sont les membres eux-mêmes qui doivent interagir, se partager leurs connaissances, donner leurs points de vue ou encore fournir des commentaires.

On peut aussi chercher à comprendre quel type de contenu les apprenants souhaitent consommer. Ils peuvent attendre de la communauté du réseautage ou des relations, mais aussi du contenu informatif, sur les contrats et leur mode de fonctionnement, le marché du travail, etc.

Les bases de la réussite d’une communauté d’apprenants

Selon encore l’étude « Du collectif d’apprenants à la communauté d’apprentissage », il y a certains éléments fondamentaux à respecter. Entre autres, la communauté doit :

  • Mettre à la disposition des apprenants des outils qui encouragent la participation et le réseau social,
  • Assurer la fiable des informations disponibles,
  • Instaurer la confiance,
  • Soutenir l’intérêt des membres et les éduquer à autogérer leurs processus d’apprentissage.

Avec le MOOC « Réaliser des vidéos pro avec son Smartphone », la communauté d’apprenants a bien fonctionné. En associant la plate-forme du MOOC et Facebook, les formateurs et les participants ont pu interagir efficacement à travers les forums, la FAQ, les devoirs à poster, les corrections et les tests évaluations entre pairs, etc.

Tirer les conclusions

Bien sûr, cette étude date de 2011, à l’heure où les réseaux sociaux et internet n’étaient pas encore aussi développés qu’aujourd’hui. Et pourtant, il nous est toujours possible d’en tirer quelques conclusions et des éléments à appliquer au quotidien.

L’un des points capitaux à retenir est certainement celui-ci : les communautés ne doivent pas seulement réagir. Il ne s’agit pas simplement, pour l’entreprise ou l’établissement, d’essayer de faire partager : il faut bel et bien construire les formations pour que le partage en devienne une partie intégrante !